Discours liés à certains films

 


 

 

Discours de Claude Ribbe prononcé lors de l'inauguration du Monument du Général Dumas
Discours prononcé oar les organisateurs de La ronde infinie des obstinés

 

 

  Discours entendu pendant le film

l'Honneur du Général Dumas

Discours de Claude Ribbe prononcé lors de l’inauguration :

 

L’esclavage a été officiellement aboli en France en 1848. Mais le racisme, qu’il produisit et qui fut le ciment du système esclavagiste, se porte toujours bien. À travers la prospérité de ce préjugé, l’esclavage se poursuit, sous d’autres formes. Inutile de préciser que le racisme vise d’abord les Africains et leurs descendants et qu’il a été étendu ensuite à d’autres catégories d’opprimés pour justifier d’autres oppressions. C’est pourquoi la commémoration de l’abolition de l’esclavage, crime fondamental contre l’humanité, est nécessaire pour montrer à tous que le racisme, qui peut frapper tout individu, quelle que soit sa couleur, n’est que la conséquence d’une forme particulièrement odieuse d’exploitation-extermination fondée sur la couleur et non pas la cause de cette exploitation-extermination. C’est pour justifier la déportation et l’exploitation des Africains qu’on a « inventé » leur couleur, censée, pour les oppresseurs, les unifier dans la différence et l’infériorité. Ce n’est pas parce que le préjugé de couleur était déjà répandu que la déportation et l’exploitation ont pu se produire, c’est le crime qui s’est ensuite justifié par de tels faux-semblants. Lorsqu’ils n’ont pas l’audace d’exhiber ouvertement leurs convictions, on reconnaît les racistes à trois signes : ils affirment l’existence de races humaines, ils déclarent que le racisme est inscrit dans la nature de l’homme, ils cherchent à occulter ou à minimiser le poids de l’esclavage dans l’histoire. Si la réfutation des deux premières affirmations se fait sur le terrain philosophique et épistémologique, ce qui est un long travail de spécialiste, la commémoration de l’abolition de l’esclavage est un des moyens les plus simples pour révéler l’importance de l’esclavage, montrer qu’il est la racine de l’arbre généalogique du racisme et lutter contre ce fléau. Ceux qui cherchent à faire de la commémoration de l’esclavage une journée de promotion de la « diversité » ou d’une couleur particulière sont des imposteurs qui servent en fait le racisme. Tant que le racisme n’est pas éradiqué, ce qui est parfaitement envisageable puisqu’il n’est que le fruit de l’ignorance, la promotion de la « diversité » n’est qu’un moyen supplémentaire de renforcer les discriminations en imposant aux ignorants la croyance qu’il y aurait plusieurs espèces d’hommes. Ce que les racistes avancent comme un remède est une manière de renforcer le mal. La meilleure manière de commémorer l’abolition d’un crime qui est nié ou ignoré, c’est de fédérer la population autour de héros symboliques qui sont encore victimes du racisme, après l’avoir été de l’esclavage. Le général Dumas est, à cet égard, la figure la plus significative. Né esclave en Haïti, il est devenu une figure majeure de la Révolution française, avant d’être victime du racisme d’État soutenu par Bonaparte, qui remit en place le code noir en 1802. J’ai suffisamment démontré la réalité du crime de Napoléon. Il est temps maintenant de rendre hommage à ses victimes. Il y a trois mois, après que ma dénonciation d’un film anti-Dumas, on entendit, à grand renfort de communiqués, certaines voix blâmer principalement le choix de l’acteur censé représenter Alexandre Dumas, ce qui n’était qu’un des aspects du problème. On aimerait bien entendre les mêmes voix appeler aujourd’hui à se rassembler autour du père de l’écrivain, qui inventa ce nom d’Alexandre Dumas. C’est à juste titre que le seul monument symbolisant l’esclavage sur la voie publique à Paris lui est dédié. Seul un héros de ce calibre, seul un monument de cette importance peut rassembler assez de monde pour que le racisme enfin, après l’esclavage, puisse être déclaré crime contre l’humanité. C’est la raison de la journée du 10 mai. C’est pourquoi j’appelle au rassemblement de tous les antiracistes, et particulièrement des victimes du racisme, des descendants des victimes de l’esclavage, mais aussi des victimes de la colonisation, devant les fers brisés symbolisant le général Dumas et à travers lui l’abolition de l’esclavage et du racisme, place du général-Catroux à Paris dès 16 heures 30, le 10 mai 2010.

 

 

 

Discours prononcé par les organisateurs de la

La ronde infinie des obstinés

Discours du 23 mars 2009

Nous enseignants-chercheurs, étudiants et personnels IATOSS en grève depuis le 2 février 2009, avons lancé solennellement le 16 mars 2009 un ultimatum aux ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos.

Cet ultimatum a expiré ce 23 mars 2009 à midi. Les ministres n’ont pas répondu.

Nous continuons donc d’exiger, ainsi que le demande depuis 7 semaines la Coordination Nationale des Universités, le retrait de la loi LRU, le retrait du pacte de recherche, comme de toutes les mesures qui en découlent.

Nous déclarons ouverte en place de grève la RONDE INFINIE DES OBSTINÉS.

Cette Ronde est la marche permanente de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, estiment que l’idée même d’Education Nationale, d’université, d’enseignement et de recherche est mise à mal par les réformes actuelles. Non, l’université n’est pas une entreprise ni le savoir une marchandise.

Parce que nous ne voulons pas abandonner l’idéal d’une éducation de qualité, laïque et gratuite pour tous, de la maternelle à l’université,
Parce que nous nous sentons solidaires vis-à-vis des générations qui se sont battues pour cet idéal qu’il nous importe de transmettre aux générations futures,
Parce que nous ne voulons pas d’une société où les maternelles disparaîtraient, où l’enseignement dans le primaire et le secondaire serait assuré par des personnes n’ayant pas reçu les formations requises.,
Parce que nous ne voulons pas que les étudiants s’endettent sur de longues années, pour suivre des études devenues payantes – du fait du désengagement de l’Etat,
Parce que nous ne voulons pas que nos professions et statuts soient précarisés et par là même nos métiers et leur sens,
Parce que nous ne voulons pas d’une société où le savoir, la recherche et la création seraient méprisés et soumises à la rentabilité comptable,

Nous tournerons nuit et jour pour alerter tous les citoyens de la gravité de la situation,
Jusqu’à satisfaction de nos justes revendications

Nous marcherons sans fin car nous n’avons pas l’intention de céder,
Et nous tournerons encore et encore pour manifester notre obstination, pour partager, pour débattre et pour résister.
Pour inventer les universités que nous voulons.

La ronde sera lancinante ou ne sera pas !

Le monde de l’éducation n’est pas le seul à subir les agressions et le mépris de ce pouvoir. Précaires, chômeurs, intermittents, salariés et retraités, sont traités aujourd’hui avec un cynisme sans égal. Aussi appelons-nous tous les citoyens solidaires à venir se joindre à la ronde infinie des obstinés ou à ouvrir leur propre ronde où qu’ils soient

10 rue Louis Vignes

31200  Toulouse

06 51 08 56 79

Les films du béret

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